Cornouailles, Tempête Ingrid et chaussures estropiées : Mon premier 100 miles
Arc Of Attrition 164km, 5600 d+, 5ieme place
vendredi 23 janvier, 13h
Hop hop hop, stop! Avant de partir dans un récit chevaleresque et héroïque, j’aimerais vous partager mon état d’esprit environ 24h après la course. Pourquoi ? Tout simplement parce que le cerveau humain est tellement bien foutu qu’il a vite tendance à pousser la poussière sous le tapis pour qu’on garde que ce qui est positif et qu’on ait envie d’y retourner ! Dans un mois ce récit aurait donc pu donner : oh! regarde la belle balade en Angleterre ! Pour l’heure c’est plutôt : les fléchettes c’est sympa aussi comme sport ! :)
24h après la course c’est aussi le moment où tu as la sensation d’avoir fait la sieste dans une bétonnière en marche, ou ton corps est dans un état tel que tu réfléchis chaque déplacement, car chaque geste est plus douloureux que le précèdent… Donc on dit un grand merci au cerveau, sans qui on serait bien incapable de remettre le couvert quelques mois après.
Revenons à nos moutons, en Angleterre. Nous sommes arrivés 3 jours avant la course. Première pour moi dans le pays des jellys. Vous vous demanderez peut-être pourquoi aller jusque-là bas pour faire un trail sachant qu’en France on a quand même tout ce qu’il faut ? Et bien pas vraiment en hiver. Il ne se passe globalement rien chez nous, et pour cause, aucun organisateur ne prendrait le risque d’organiser une course un peu longue à cause de la sécurité. Ici c’est un chouilla diffèrent, une tempête est annoncée, on maintient l’évènement et on te dit que le pack hivernal n’est finalement pas obligatoire... Une autre culture !
Donc je cherchais une course longue et tôt dans la saison, celle-ci collait bien dans le calendrier. Seul hic, c’est que c’est un trail côtier ou la plus grande ascension ne dépasse pas 120m de d+, ce qui veut dire qu’il va falloir courir mon coco ! Un profil qui ne correspond donc absolument pas à mes courses précédentes, ni même à mon terrain d’entraînement... j’ai plus de d+ à faire si je veux aller chercher le pain à pied. Qu’à cela ne tienne, ça fera bosser autre chose. Voilà comment je me retrouve sur la ligne de départ sous une pluie battue par les rafales au fin fond des Cornouailles.
Nous serons accompagnés par une certaine Ingrid (c’est le nom de la tempête). Le départ est un peu déstabilisant, car il faut y aller en navette (obligatoire), et les spectateurs n’ont pas le droit d’y assister. Vous arrivez donc 1h-1h30 avant le départ histoire de bien vous frigorifier avant de partir pour 20h avec le même traitement, un échauffement quoi !
Allez, c’est parti ! Si vous avez lu mes autres récits avant, vous aurez remarqué que j’aime bien me moquer des coureurs qui partent comme des débiles et qui pètent 20 bornes plus loin… Disons qu’aujourd’hui, le débile, c’est moi ! C’est vrai que ça devait quand même avoir de la gueule sur le live ce départ en tête avec casquette verte, heureusement que personne n’entendait la petite voix qui murmurait dans ma tête « t’es trop con, tu vas le payer au centuple à la fin ». Remarque, ça aurait pu avoir de la gueule avec la voix d’Eddy Murphy :)
Donc me voilà en pleine connerie, du genre de celle que tu sais que tu la fais, mais tu la fais quand même, tu sais, un peu comme se démonter le crane une veille d’exam quoi ! En même temps j’étais bien, à l’allure seuil, allure confortable sur un trail de 20km, sauf que là y’en aurait 145 de plus à faire… Pour ma défense, le terrain était roulant sur le départ, c’était boueux, mais ça courait partout, jamais raide et tout en relance, un vrai terrain à se faire péter le cardio, et c’est bien entendu ce que j’ai fait ! Arrivée au premier ravito, je paye déjà mes conneries. Je suis tombé quasiment au début et j’ai cassé le bracelet de ma montre, je n’ai du coup pas fait gaffe au timing boisson/nutrition, encore moins au cardio. J’arrive donc un peu attaqué… clairement pas une situation d’avenir sur un ultra. Je rafistole mon bracelet tant bien que mal et remets quelques gouttes dans ma flasque à peine entamée. La course va être longue ! Une des particularités de cette course est l’espacement des ravitos. Il y a rarement moins de 20km entre, ça n’est clairement pas insurmontable, mais ça demande un minimum de gestion. Dans la précipitation je n’ai pas rempli ma troisième flasque, on est plus à ça près ! Je décide de lever un peu le pied sur cette section histoire de m’économiser. On part pour 23km jusqu’au premier point d’assistance ou je pourrais voir Aurélie. Je perds quelques places à ce moment-là, mais vu le terrain, si je continue à ce rythme je vais droit dans le mur. On court dans une espèce de tourbière entre eau profonde et boue, la foulée n’est pas naturelle, c’est musculairement difficile, mais paradoxalement j’ai l’impression d’avoir le temps de manger et de m’hydrater correctement. Ça passe moyen, rançon du départ façon cow boy… En plus du profil atypique, les chemins sont très régulièrement barrés par plusieurs types d’obstacles. On retrouve dans le désordre des sas avec des portillons qui demande l’arrêt complet pour les franchir, des systèmes de marches en bois pour franchir les clôtures, et des murets en pierre délimitant les parcelles. De quoi vraiment casser le rythme ! Pour l’instant la météo est correcte, les précipitations pas très importantes, mais les rafales sont fortes, elles me font carrément changer de cap en courant ! J’ai rarement connu autant de vent, hormis en haute montagne, et vous verrez par la suite que ce n’est que les hors-d’œuvre. Deuxième ravito et 1re assistance, j’avais prévu un ravito express, et je m’assois finalement dans le coffre de la voiture les larmes aux yeux, quelle merde ! Je suis cuit, en plein dans le creux de la vague, je discute un peu avec Aurélie. Elle m’apprend que casquette verte n’est pas encore passée, je ne comprends pas trop, car je ne l’ai pas doublé, j’en déduis donc qu’il a abandonné. J’apprendrais 50km plus tard qu’il s’est fait la cheville. Je repars un peu ragaillardi avec comme objectif le prochain ravito, 23km plus loin. Il fait nuit. Le vent déjà fort, forcit, les précipitations s’intensifient, ça va être sympa ! Ma petite voix intérieure se bat contre mon moi qui râle après les conditions, et elle a raison ! Tu t’attendais à quoi en allant courir en Angleterre au mois de janvier, sur une course qui s’appelle l’arc d’usure ? Je change petit à petit d’approche de la course, j’ai mis de côté la perf, je rêvais secrètement d’un top 10, à ce stade, ça sera déjà un miracle que je finisse ! Je ne le vis d’ailleurs pas mal, je ne suis pas déçu, j’ai un nouvel objectif et c’est finir cette course afin de voir jusqu’où ma tête peut emmener mon corps. C’est mon premier 100 miles et je le prends comme un labo à ciel ouvert. Et puis, je me réjouis déjà d’écrire ce récit :) à ce moment-là je n’ai aucune idée de ma place et je m’en fout un peu. À dire vrai je ne suis même plus vraiment très lucide. J’avance en pilotage automatique. Je sais ce que j’ai à faire. Les kilomètres passent, mais je ne les imprime pas, vous n’aurez donc pas vraiment de détails sur le terrain. Dans ma tête tout se ressemble, des chemins étroits bardés d’épineux, des chemins inondés allant de « je ne vois plus mes orteils » à « je ne vois plus mes genoux », de la boue, des rochers glissants, des chutes, bis repetita. Parfois le décor change, nous avons traversé des plages de sable fin, de sable gros grains, de galet, et des villages qui rythmait le parcours. Je passe un petit moment avec un coureur sympa, le temps passe plus vite, ça fait du bien ! Malgré mon état lamentable, je sens que je suis plus rapide, je ne m’éternise donc pas. Un de mes objectifs sur cette course était de ne pas « me cacher » dans les pieds d’un coureur et de prendre un faux rythme, chose que je fais assez régulièrement… mais bon dieu, qu’est-ce que ça fait du bien, surtout que le balisage est comment dire…. Aléatoire ! Je pense qu’à la base il n’était pas mauvais, mais le vent en a arraché la moitié ! La trace gps ne quittera donc jamais l’écran de ma montre, et malgré ça j’ai réussi à me paumer plusieurs fois. On passe sur un quai, les vagues explosent contre le mur qui nous protège, je prends l’équivalent d’une baignoire de flotte sur la tronche. La seule pensée qui me vient à l’esprit à ce moment-là c’est " elle est vraiment bien cette veste !" Ravitoooo ! Km63, je m’assois. Je dois vraiment avoir une sale gueule, car la bénévole me demande si je veux arrêter. Je m’assois 2min, on discute et elle me dit qu’il y a une bonne partie technique avant une partie roulante. Je grimace à l’idée d’avoir une longue partie à courir, ça la fait marrer. Je fais le plein et repars. J’ai globalement aucun souvenir de la partie qui vient, ça craint ! Je reprends quelques places c’est tout ce que je sais, les kilomètres se suivent et se ressemblent. Je suis content quand le terrain est technique, ça me permet de sortir les bâtons et de marcher, quel bonheur ! J’arrive à trottiner, mais c’est pénible, surtout que c’est de la relance constante. Passage au ravito du km81, ça commence à aller un peu mieux, Hallelujah ! J’ai même la dalle en fait ! Jusqu’ici j’avais fait le job en mangeant consciencieusement ce que j’avais prévu de manger, ni plus ni moins. Je me suis juste autorisé du coca au ravitos. En fait je m’enverrais bien une grosse pizza là ! Allez, on repart, la pizza attendra ! Je reprends un ou deux coureurs. Je n’ai absolument aucune idée de mon classement à ce moment-là. Le terrain n’est pas super roulant, mais j’aime ça, car c’est ici ou je me sens à l’aise. En arrivant à la base vie au km88, je ne trouve pas Aurélie. Pas grave, ça peut arriver, je rentre au ravito faire le plein. Casquette verte me demande si ça va, je lui parle de ma mésaventure, et avec son pote Loïc ils sortent une cargaison de gels en me disant de me servir. Trop sympa ! Je pioche dedans, remplis les flasques et repars. Aurélie est dehors ! On ne comprend pas trop comment et où on a pu se rater, je récupère juste mes gels et c’est parti. Le trail c’est aussi savoir s’adapter ! Effectivement, ça va bien mieux, j’ai vraiment retrouvé la gniac ! Bon, je n’ai pas la foulée d’un cadet, mais mentalement j’ai au moins l’impression d’avoir de nouveau quelques connexions neuronales. Il est temps de remettre du rythme. À ce moment-là je suis quand même partagé entre y aller tranquille et profiter du flow, ou me mettre un coup de pied au cul pour gratter quelques places, quitte à retomber encore plus bas. Foutu pour foutu, on y va pour la deuxième solution ! C’est un peu déroutant, car je double du monde qui semble à l’arrêt, ça me fait un peu douter, mais j’y vais quand même :))Je ne vous parle pas trop de la météo, car même si elle a été exécrable, celle-ci ne m’a pas vraiment gênée. Je m’entraîne en montagne plus de 300 jours par an, donc au final de la pluie c’est de la pluie. L’important c’est d’avoir du bon matos et de l’utiliser judicieusement. Si vous le souhaitez, je ferais un article à ce sujet, dites-moi si ça vous intéresse à travers le formulaire de contact :)
Les 100km se passent, plus qu’un marathon et demi ! le rythme est bon, le terrain est cassant, mais j’aime ça, ça casse la monotonie. Je dois énormément me concentrer sur ma pose de pied, les chemins transformés en lagons ou ruisseaux me font redouter une mauvaise pose de pied et l’entorse qui pourrait suivre.
Km104, ravito plutôt rapide, je remplis mes 3 flasques, car nous partons pour 28km, dont 20km dans un terrain plutôt technique. À ce moment, la pluie redouble. Je tiens bon, j’arrive à manger 80gr de glucides par heure sans souci depuis déjà pas mal d’heures, c’est cool ! Et c’est, je pense, ce qui me sauve un peu. Je commence à trouver que les kilomètres se suivent et se ressemblent, la musique me tient compagnie, je me surprends à chanter du Céline Dion, d’un œil extérieur ça devait être magnifique ! C’est fou comme après un certain nombre d’heures d’effort on peut s’en foutre de ce que les autres pensent.
Je me languis d’arriver à St Ives, car je connais les 10 prochains kilomètres, nous ne logeons pas très loin et j’avais reconnu cette partie qui m’avait d’ailleurs fait imaginer qu’en fait le terrain n’était pas si casse patte que ce que tous les récits que j’avais lus pouvaient le laisser imaginer. J’avais même failli partir sans bâtons, chose qui m’aurait fait abandonner à coup sûr.
Le village n’arrive pas et je m’impatiente, je commence à avoir vraiment froid et à grelotter. J’aimerais un endroit un peu à l’abri afin de rajouter des couches et je sais que je trouverais une fois arrivé au village. Je sais aussi que l’arrivée dans le village signe la fin de la partie la plus compliquée. Des lumières au loin, enfin ! Je trouve rapidement l’entrée d’un garage souterrain bien à l’abri et éclairé pour me changer, quel luxe ! J’enfile mon pantalon de pluie, une veste en gore-tex sur mon tee-shirt à manche longue, une doudoune sans manches, et ma gore-tex par-dessus. Je troc aussi ma casquette par mon bonnet. La chaleur remonte instantanément, trop bien ! Je ne sais trop combien il est pénible de se réchauffer quand la température du corps est descendue trop bas, la fatigue accentuant le phénomène. Il n’y a que les gants que je ne change pas, car ce sont déjà mes gants de rechange, je prends quand même le temps de les essorer…
Le terrain est bien plus facile ici, des rues pavées tout d’abord puis des chemins sablonneux. Rien de difficile, mais courir commence à être pénible. C’est une sensation pas évidente à décrire en fait, car ce n’est pas vraiment douloureux, pas vraiment de la fatigue qui me ferait arrêter de courir, mais mécaniquement la foulée n’est plus vraiment fluide et je sens que ça commence à coincer un peu au niveau des hanches. Allez, on tient le bon bout !
Arrivée au ravito du km130, Aurélie est là et ça me fait vraiment du bien de la voir. Elle à la pêche alors que moi je dois avoir le QI d’un enfant de 5 ans et les réactions d’un paresseux sous antidépresseur ! Elle me dit que je suis 6e et que le premier de ma catégorie est parti aux toilettes. Je repars au rythme avec lequel je suis arrivé, car de toute manière je ne peux guère aller plus vite. Je me dis qu’il reste un 10km et un semi-marathon, ça facilite un peu le truc. Je me concentre donc en premier sur le 10km, il fera sûrement jour après, ça va faire du bien ! À ce moment-là je n’ai vraiment plus aucune notion du temps, il pourrait être 22h comme 5h du matin, ça m’importe peu, la seule chose qui compte est d’avancer. J’arrive à me planter de chemin malgré la trace gps et me retrouve à faire 200m sur des cailloux méga glissants en bord de mer alors que je devrais être 5m au-dessus, sur le trottoir goudronné, quel con ! Je m’en veux un peu de perdre du temps bêtement comme ça, ce n’est pas la première fois de la course et mis bout à bout ça représente vite un peu de temps. Le jour se lève et nous attaquons la zone appelée « dunes of doom », une partie assez redoutée apparemment, mais qui finalement passe bien. J’ai une vision d’horreur en regardant ma chaussure droite, la moitié de ma semelle est décollée ! Les 20h immergé dans la flotte ont eu raison de la colle, c’est fâcheux… Ça pourrait presque être drôle la chaussure qui donne l’impression de tirer la langue, à l’entraînement et à côté de la maison… mai là le ravito avec assistance se trouve dans 15km et il reste une partie technique, ça me stress. J’imagine déjà devoir courir dans la boue en descente avec une semelle en moins, ça promet ! j’échafaude un plan en me disant que je straperais la semelle si elle se décolle plus. Le strap cachera les crampons et c’est ce qui m’inquiète le plus, j’adapte ma foulée qui ressemble un peu à du pédalage maintenant. Il manquait plus que ça ! Remplissage des flasques au km143, il reste à présent un semi avec un ravito au milieu ! Ça me paraît proche, et loin à la fois, j'essaye de ne pas me démobiliser surtout que le terrain redevient technique par endroit. C’est de plus en plus compliqué de courir plus d’un kilomètre sans marcher, alors je divise encore les objectifs de distances afin de les rendre plus atteignables. Je ne visualise plus 20km, mais 4 fois 5 kilomètres, et dans ces 5 kilomètres, je les subdivise en kilomètres. Je m’octroie un petit temps de marche à chaque kilomètre, c’est un peu la récompense !
Ravito km 154, je suis tellement heureux d’être arrivé jusqu’ici avec ma semelle !! J’avais prévu une paire de chaussures de rechange, malheureusement les crampons sont adaptés au terrain plutôt sec et roulant, je décide donc de changer que la chaussure estropiée et je passerais la ligne d’arrivée avec deux chaussures différentes ( ! )
Aurélie me dit que je suis 5e, je n’ai pas vu de coureur proche de moi derrière, et devant le gars doit être à une vingtaine de minutes. Je n’ai ni la force, ni le mental de tenter d’aller le chercher, on va déjà essayer de ne pas perdre cette 5e place !
8km, c’est la distance qui me sépare de l’arrivée. J’essaye de me projeter, de savourer, de me dire que les derniers kilomètres sont les plus beaux, mais je n’y arrive pas, je suis vide, j’avance tel un zombie. Je n’arrive quasi plus à courir, je scinde les kilomètres en 2x500m et m’autorise une pause marche de 20 ou 30 secondes à chaque 500m. Le terrain devient accidenté avec de grosses descentes et montées très raides, j’en suis heureux ! Je peux marcher allègrement sans scrupules sur ce terrain-là ! malheureusement toutes les bonnes choses ont une fin, il faut de nouveau courir. J’en profite pour ranger ma frontale et mes bâtons, le temps de faire ça j’ai quitté un peu le chemin des yeux et j’ai perdu la trace… Bordel je suis à 200m de la trace et je dois rebrousser chemin ! Je suis en colère contre moi-même, pas tellement pour le temps perdu à dire vrai, mais pour la rallonge de parcours…
J’arrive sur la route, deux bénévoles m’encouragent chaleureusement, ça fait tellement du bien. Encore un peu de route, et là, un mur de 100m de dénivelé ! le gars en bas me dit que l’arrivée est au sommet, sauf que moi je ne m’attendais pas à ça en fait… en effet, ne me demandez pas pourquoi, je pensais qu’on descendait sur l’arrivée…
Sommet, Aurélie m’attend et m’encourage, nous passons la ligne d’arrivée main dans la main, elle le mérite, car pour elle aussi ce fut une épreuve d’ultraendurance !
Voilà, vous savez tout, j’espère ne pas vous avoir perdu dans les détails en cours de route. C’est dur de retranscrire un moment de vie clairement quand celui-ci ressemble plus à un rêve qu’à un moment vécu.
Ce que je retiens :
Partir vite sur un ultra n’est clairement pas une situation d’avenir
Encore aujourd’hui, je ne sais pas comment j’ai pu aller au bout vu mon état au km40, ne jamais sous-estimer la puissance du mental
Le matos a été royal, zéro surprise. D’où l’importance de s’entraîner avec et de ne rien découvrir le jour de la course
J’ai consommé tous les glucides prévus. Encore une fois, on ne découvre rien le jour de la course, j’ai mangé exactement la même chose qu’à l’entraînement.
À bientôt cher lecteur !



