Trail de Bonneville,
10 kil de Cluses et autres péripéties
10 kil de Cluses, 6 Avril, 36’25, 32eme place
Trail de Bonneville, 11 Avril 2026, 22km 1100d+,11ème place
[ Mode Calimero ON ]
Bon, soyons clair tout de suite, même si cette course n’était pas du tout un objectif, cette 11eme place à Bonneville est pour moi un échec. Mais comme tout échec, il y a nécessairement un apprentissage, et du positif !
Tout d’abord revenons un peu après l’ Arc Of Attrition. Emporté par la fougue, j’ai coupé le sport seulement 3 jours, ce qui a été une belle erreur qui m’a trainé une fatigue latente pendant 2 mois et demi. J’ai empilé les semaines avec un gros volume à basse intensité à pied, et sur home trainer quand je n’étais pas en état de marcher, sans jamais être en état de faire des intensités. J’ai creusé, peu à peu mon propre trou. La prépa pour le 10km que j’aurais aimé faire s’est transformée en sorties marche bâton à cause d’une tendinite du moyen fessier, et soyons un peu sérieux, à cause de muscles rôties et d’un cardio à peine capable de fonctionner à 70% de ses capacités.
Sur le papier, c’était super sexy d’enchainer des semaines de cochon, en pratique, si elles ne sont pas assimilées, autant rester au chaud sous la couette !
[ Mode Calimero OFF ]
Pour le 10 kil de Cluses, au vu de ma prépa ( j’ai pu faire une seule séance de fractionné à plat mi-février ), j’avais décidé de ne pas y participer. La douleur au moyen fessier commençait seulement à s’estomper et la peur d’être ridicule sur 10 km sans entrainement me faisait choisir la voie de la facilité, soit l’abandon avant le départ. C’est moche, mais c’est facile ! Et puis 48h avant je décide finalement de faire une séance de fractionnée à plat pour me tester. Je fais 10 bornes en 10x500 vite/moins vite en 38’51 avec l’échauffement, séance qui valide la participation à la course de lundi. Ce fût bon pour le moral, un peu moins pour mes mollets méga tendus le lendemain… Et pourtant, ce n’est pas faute d’avoir entendus des centaines de fois qu’on ne se rassure pas sur ces allures à 48h de la course ... !
Le jour de la course, le cardio répond bien, les jambes sont un peu lourdes, je ne serais pas dans une forme olympique mais il y a moyen de sortir un truc pas trop mal. Je ne sais pas quelle allure visée alors je cours au cardio. Je passe le premier 5km en 17’40, c’est cool, mais je sais que je vais ramasser sur le deuxième, je relâche un peu sur le km 6 et 7 pour pouvoir finir en état. Je passe la ligne en 36’25, ce qui pose une bonne base pour mon premier 10km, surtout non préparé. Ça reste que ce n’est quand même pas le type d’effort que j’affectionne ! En regardant les minimas pour le championnat de France 10km, je rentre dans les chronos, ça a un côté rassurant, même si je ne compte pas faire une carrière sur route :p
Le trail de Bonneville arrive 5 jours après. Ce n’est pas du tout un objectif non plus, mais vu qu’il passe à côté de la maison, c’est cool de le faire. Enfin cette année j’y vais un peu à reculons… Pas envie de tirer sur la couenne et de se mettre dans le rouge fluo, et avouons-le, peur de faire moins bien que l’année d’avant ! Je trimballe ce symptôme de l’imposteur depuis quelque temp qui me donne l’impression qu’à chaque fois que je fais une place correcte, c’est en fait un concours de circonstances, qu’un tel a bâché, qu’un autre n’était pas là, et que si les circonstances ne sont pas réunies en ma faveur, je ne vaux finalement pas grand-chose. Au top de la confiance quoi !
Jour de course, échauffement
Quel luxe de pouvoir s’échauffer depuis la maison, sur des chemins que je connais par cœur et que j’aime, surtout qu’il fait beau et chaud. Bon, sauf qu’aujourd’hui, les jambes et le cardio sont restées couchés, la loose ! Je m’affaire à m’échauffer correctement, mais rien n’y fait, le cardio est complétement décorrélé de l’effort, ça va être compliqué de sortir une perf.
J’arrive sur la ligne 5min avant le départ, je me cale en deuxième ligne à côté de Jeremy et Baptiste, deux gars sympas du coin. Ça va partir fort, comme sur tous les petits trails, d’autant que celui-ci est qualificatif pour les championnats de France de trail court. Pour ma part je m’en fou, j’ai pas la licence, mais j’aimerais suivre le wagons de tête histoire de ne pas prendre un faux rythme. L’idée est d’au moins égaler ma 10eme place de l’année dernière, je sais déjà qu’au vu de mon échauffement, ça sera compliqué.
Le départ est donné, et c’est là que le début de la fin arriva… ! La course ne fut qu’une lente agonie entourée de pensées négatives. Je n’ai clairement pas su faire la part des choses et j’ai subi pendant 1h50. J’arrivais à me mobiliser sur le plat et en descente, mais en montée, ni la tête ni les jambes ne voulaient faire quoi que ce soit, au point de marcher dans la dernière montée à des endroits ou je sifflote en courant habituellement. Je passe la ligné d’arrivée à la 11eme place, un peu dégouté mais en étant conscient qu’aujourd’hui, c’est ce que je valais.
Ce que j’en retiens, et ce qu’il faut foutre aux chiottes :p
- Vouloir bourriner à tout prix et enquiller des heures, c’est complètement contreproductif si ces heures ne sont pas assimilées. Il faut savoir s’écouter, d’une part, mais surtout se faire confiance. Le corps est une super machine qui sait communiquer, pour un peu que l’ont soit à l’écoute. L’envie de faire que de la basse intensité, l’impression que la motivation globale baisse, l’humeur, la fatigue générale, les tensions et débuts de blessures sont autant de signes à prendre en compte.
Voilà cher lecteur, en espérant que tu aies pris plaisir dans la lecture de ce récit un peu décousu, j’espère t’avoir apporté quelques billes qui t’éviterons de faire les mêmes conneries.
A tout bientôt !
